Parfois, le cœur bat trop vite, sans raison apparente. J’ai trouvé une solution: écrire. Prends une feuille et un stylo, tu vas voir.
Écrire, c’est ralentir. C’est résister à l’urgence, à la vitesse, à l’oubli immédiat. Écrire, c’est poser un moment sur le papier. C’est se dire: “je vais prendre le temps de formuler ce que je ressens, de chercher les bons mots, ceux qui touchent, ceux qui restent.”
Au début il y a le verbe — intégrer, signer, se découvrir. Une signature, une affirmation de soi. C’est créer: un geste, une forme, un élan vers soi. C’est un geste ancien, presque sacré. On ouvre un carnet, on entend le crissement du stylo, on respire un peu mieux.
Écrire, c’est laisser une trace. Pas une note vite effacée sur son téléphone. Pas une pensée balayée par la prochaine notification. Non. Une vraie trace. Qu’on pourra relire. Qu’on pourra transmettre.
Écrire, c’est aussi se relier. À soi. Aux autres. C’est tendre la main par les mots. C’est offrir un bout de soi, dans une lettre, dans une phrase.
Et concrètement, la recette est simple: du papier, un stylo, et déjà le souffle s’apaise. J’écris pour préciser, qualifier, identifier, nommer: je reprends la main sur ce que je vis. Écrire, ça prend du temps — et c’est exactement ça qui fait du bien.
Alors on ralentit. On s’assoit. On écrit. Et quelque chose en nous se remet à respirer.
Et toi, ça fait combien de temps que tu n’as pas écrit… vraiment?
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