Tant que rien n’est fait,
tant que tout est encore qu’une pensée,
le doute est libre.
Libre d’entrer,
de souffler un vent froid,
de faire trembler même les idées les plus belles.
Il n’y a encore rien à défendre,
rien a assumer,
rien de visible.
Tout peut être effacé,
oublié,
abandonné.
Le doute adore ce moment-là.
Celui où ton idée n’a pas encore de forme,
pas encore de mots,
pas encore de nom.
Il peut tout remettre en question…
et personne ne le saura.
Mais dès que tu crées quelque chose,
un croquis, une esquisse, un prototype,
un message écrit noir sur blanc,
alors une preuve existe.
Quelque chose de toi est là,
posé dans le monde.
Et c’est à ce moment-là que le doute commence à perdre du pouvoir.
Parce qu’il ne peut plus tout effacer d’un coup.
Parce que tu as osé faire exister ton idée.
Alors fais-le.
Fais-le même avec le doute.
Fais-le, surtout avec le doute.
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